Tu ne me lis pas ? Comment veux tu sans un geste de ta part faire évoluer notre présent et écrire notre futur. Les paroles s'envolent avec le temps, par contre les écrits restent. Ils te confirmerait en les parcourant, que finalement je t'aime, encore plus impossible qu'avant.Tu me manques.
par Laurent TAPPONIER
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Valérie
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Ma douce poupée de verre, ma soeur à la crinière de feu. Si fragile et si forte, ton absence opprime mon existence. N'entends-tu pas la complainte langoureuse des violons de l'ennui ? La mélodie est un gouffre. Si tu l'écoutes, elle t'engloutit ! Par delà les blizzards effrénés, j'ai bravé la tempête. Par delà les mers déchaînées, j'ai bravé la tornade. Par delà les éminentes montagnes, j'ai bravé la tourmente, mais l'Everest de l'ennui demeure insurmontable... Si triste, je n'ai que ma plume révélatrice et mon encre créatrice. Pour te transmettre, par la querelle de mes mots, les maux qui me hantent.
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches. Et puis voici mon coeur,
qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches.
Et qu'à vos yeux si beaux, l'humble présent soit doux. Verlaine
par Laurent TAPPONIER
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Dans ma vie, javais limpression de vivre un amour merveilleux, immense, incommensurable... Ce n'était qu'un rêve, un espoir sans grande conviction. Et un jour, j'ai rencontré mon âme-soeur, depuis je vis ce rêve si doux.
Alors croyez en votre âme-soeur, elle se trouve quelque part, peut-être pas si loin de vous...
par Laurent TAPPONIER
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Si c'est d'aimer, Madame, et de jour et de nuit
Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire,
Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire,
Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit
Si c'est aimer de suivre un bonheur qui me fuit,
De me perdre moi-même, et d'être solitaire,
Souffrir beaucoup de mal, beaucoup craindre, et me taire,
Pleurer, crier merci, et m'en voir éconduit ;
Si c'est de vivre en vous plus qu'en moi-même,
Cacher d'un front joyeux une langueur extrême,
Sentir au fond de l'âme un combat inégal,
Chaud, froid, comme la fièvre amoureuse me traite ;
Honteux, parlant à vous, de confesser mon mal ,
Si c'est d'aimer, furieux je vous aime :
Le coeur le dit assez, mais la langue est muette.
Pierre de Ronsard, 1578
par Laurent TAPPONIER
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