Ma douce poupée de verre, ma soeur à la crinière de feu. Si fragile et si forte, ton absence opprime mon existence. N'entends-tu pas la complainte langoureuse des violons de l'ennui ? La mélodie est un gouffre. Si tu l'écoutes, elle t'engloutit ! Par delà les blizzards effrénés, j'ai bravé la tempête. Par delà les mers déchaînées, j'ai bravé la tornade. Par delà les éminentes montagnes, j'ai bravé la tourmente, mais l'Everest de l'ennui demeure insurmontable... Si triste, je n'ai que ma plume révélatrice et mon encre créatrice. Pour te transmettre, par la querelle de mes mots, les maux qui me hantent.